Roberto Crepaldi, fondateur de CR&S. Né en 1954, chef d’entreprise milanais.
Il travaille dans la distribution de véhicules de haut de gamme depuis trente ans. De 1973 à 1993, il travaille avec son père Gaston, concessionnaire Ferrari pour la Lombardie. De 1994 à 2003, il est concessionnaire de Jaguar pour Milan. De 1996 à 2003, il est importateur d’Aston Martin pour l’Italie du Nord. De 1984 à 1992, en qualité de fondateur de la « Numero Uno » avec Carlo Talamo, il est le distributeur d’Harley-Davidson pour l’Italie. De 1989 à 1992, avec la « Numero Tre », il est importateur de Triumph pour l’Italie. En 1992/93, il importe Norton en Italie. Entre 1984 et 1987, il a collaboré en tant qu’associé de “Husky Italia”, importatrice italienne de Husqvarna, avec les frères Vertemati. De 1993 à 1995, il a collaboré avec John Britten et son Écurie pour lesquels il a constitué la « base » européenne. Il fait de la moto depuis l’âge de 12 ans, il a couru en enduro, dans les rallyes africains, avec les « classiques » et il parcourt en selle au moins 10 000 km par an. Bien qu’il ait travaillé avec les marques automobiles les plus prestigieuses, il a toujours préféré la moto pour ses déplacements et ses loisirs. Jusqu’à présent, il en a possédé et utilisé au moins deux cent de tous les genres : cross, enduro, touring, custom, naked, streetfighter, super sport, classiques, routières, de compétition.
Il est concepteur et promoteur du projet CR&S « VUN »auquel il travaille aujourd’hui à plein temps. Il aime rappeler qu’Enzo Ferrari, avec lequel il a collaboré pendant 14 ans, a commencé à construire ses voitures à 49 ans et que John Britten affirmait que, si l’on y croit vraiment, tous les rêves peuvent devenir une réalité.

Roberto Crepaldi
Roberto Crepaldi : J’aime aller vite à moto. Vite, mais de façon consciente, avec un peu de jugeote, en essayant de ne pas finir chez l’orthopédiste et d’éviter de me faire sucrer le permis. Je suis un quinquagénaire qui a connu toutes les situations les plus dangereuses et les plus folles sur piste, route et tous terrains, où que l’on puisse aller sur deux roues équipées d’un moteur. Je cherchais une moto définitive, presque un outil gymnique, pour décrocher, me relâcher, jouir de l’enchaînement d’une série de virages bien négociés, aller à fond en position couchée, sans craindre de tomber. Je ne voulais plus être démoli le soir après avoir fait la course avec les copains, avoir le cerveau vidé à cause du stress et à force de se faire des chaleurs. Je voulais seulement jouir du côté vraiment agréable de la moto. Conduire, s’amuser, se sentir libre, sans soucis, sans fatigue, en toute sécurité. Ressentir la joie sadique de faire jeu égal et même de laisser derrière moi des rouleurs disposants de 100 cv et plus sur les routes du Stelvio, dans le Val Trebbia, partout où il y a des virages serrés et des courbes vraiment dures que j’enroule à 80/120 Km/h. Ha ! Je me souviens encore, pendant les essais de la « VUN », tous ces regards interdits à l’« Arrivai Quintum », en haut du col, qui essayaient de comprendre pourquoi ils avaient été ridiculisés. Finalement, tout ceci était d’autant plus vexant, qu’ils roulaient avec la dernière « FXZYRS Plus », leur combinaison jaune moutarde, l’« Akira Kurosavic » en titane, le « Big Bubble » fumé, et tout le tra la la. Je me souviens aussi du regard des passagères épouvantées derrière leur compagnon sur la dernière « race replica ». Pauvres filles, perchées comme des condors sur une branche, les bras allongés pour se tenir à la poignée, avec le sac à dos qui les étranglait. Elles auraient donné n’importe quoi pour rester chez elles et faire du lèche-vitrines avec leurs amies… Je suis un motard et un homme « évolué ». Je veux donc que la moto soit maniable et légère et que ma compagne soit heureuse. Heureuse chez elle, car elle sait que, quand je rentre d’une virée avec les copains, je me suis défoulé de toutes mes tensions et que je lui réserve seulement le meilleur de moi-même. Le fin du fin, c’est qu’elle puisse m’accompagner avec sa propre moto, pour savourer ensemble le plaisir d’une belle balade. Je souhaite que la CR&S soit utilisée autant par les femmes que par les hommes. Il ne manquerait plus que ca!

Laurent Gaberell, créateur de Trident Import Ltd partage la même vision de la moto que Roberto Crepaldi.

La moto est une émotion à part, comme Roberto j’ai travaillé dans le milieu de l’automobile de luxe, mais celles-ci ne pourront jamais donner autant d’émotion qu’une moto. J’aime aller au plus direct et je me suis intéressé à la moto lorsque j’ai compris que c’était le moyen le plus direct d’obtenir des émotions fortes en conduisant une machine. Une automobile, pour en apprécier la mécanique, au mieux ont doit ouvrir le capot ou se pencher dessous. Les organes de la moto vous pouvez les admirer rien qu’en vous approchant de votre véhicule, quasi rien n’est caché, on lui voit les tripes ! c’est un plaisir direct.
Je connais CR&S et le travail de Roberto depuis des années parce qu’il faisait courir la Britten V1000 en superbike et que cette moto est une sorte de fantasme sur roues pour moi. John Britten avait à l’époque une vision de la conception d’une moto qui m’a toujours plu. Genre » Tout le monde fait d’une manière, je vais faire d’une autre… » mais avec une démarche qui n’est pas celle de la différence juste pour la différence, et cette conception quasi organique se retrouve dans les CR&S. Beau ET fonctionnel. Regardez le châssis de la Duu, il est beau parce que chaque élément a sa fonction ET son style. C’est l’école de l’excellence de l’engineering moto, tout est beau mais chaque chose à sa place. Sur une moto il n’y a pas d’espace pour rajouter des tonnes d’artifices, il faut que ce soit efficace directement.
Pour cette raison via ma société Trident Import je suis particulièrement fier de proposer les motos CR&S aux motards suisses.
